Où en sont les émergents : Christophe Mazurier et Olivier Salesse répondent

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En s’appuyant sur les travaux du Xerfi Canal, le journal La Tribune s’interroge : pourquoi « rien ne va plus chez les émergents » ? Si la politique monétaire américaine et la chute du cours du pétrole impactent négativement les nouveaux acteurs de la croissance mondiale, les dynamiques leur sont-elles vraiment défavorables ? Le directeur du groupe CM-CIC, Christophe Mazurier et le directeur du pôle Strategy de PwC, Olivier Salesse, apportent des éléments de réponse…

Au premier trimestre 2015, les pays émergents ne semblent pas aussi conquérants que l’on ne cesse de le répéter. En effet, à l’image de leurs excédents commerciaux, les performances économiques des pays exportateurs de matières premières, comme la Russie et le Brésil, s’érodent.

De même, avec la fin de l’assouplissement quantitatif de la Réserve Fédérale Américaine, les monnaies turques, indienne et sud-africaines subissent une forte dépréciation sur le marché des changes.

En dépit de ces éléments conjoncturels, le directeur du groupe CM-CIC nous indique que la situation est loin d’être homogène, faisant référence au rapport de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED). Très impliqué dans ces régions du monde, Christophe Mazurier concède cependant que « les dynamiques en cours sont en train d’handicaper lourdement une partie de l’Afrique ».

Car si tous les pays émergents présentent des difficultés à « passer d’un modèle de croissance tirée par les exportations (…) à une croissance tirée par la demande intérieure », c’est bien cette région du monde qui est la plus déstabilisée par les dernières crises géopolitiques…

Pourtant à plus long terme, le rééquilibrage Nord/Sud apparaît comme inévitable. Ainsi, pour le directeur général de la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface), Jean-Marc Pillu, « nous sommes au début d’un retournement de cycle » alors que « le centre de l’économie mondiale devrait continuer de se déplacer vers les pays émergents » assure le cabinet PwC.

Si le directeur du Pôle Strategy, Olivier Salesse, n’ignore pas ces soubresauts et ces disparités, il prévient : d’ici 2050, « l’Indonésie, le Mexique et le Nigéria pourraient chasser le Royaume-Uni et la France du top 10 » des puissances mondiales.

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